À propos de moi
Je suis Valérie Devillaine. À travers Papilles & Camomille, je vous propose des tisanes, aromates, fleurs comestibles et sels aux plantes, pour votre bien-être et votre plaisir. Je cultive et cueille ces plantes à la main, dans le respect de l'environnement et de la biodiversité. Elles sont ensuite séchées à basse température afin de conserver au mieux toutes leurs qualités et leurs saveurs, jusque dans vos tasses et vos assiettes.

Qui suis-je ? D’où viens-je ? Comment (en) suis-je arrivée là ?
Après des études de biologie, je me suis orientée vers le journalisme scientifique. Cette position de médiatrice m’a apporté d’immenses satisfactions pendant une vingtaine d’années. Elle m’a aussi donné l’occasion de constater les dégâts d’une agriculture chimique et industrielle, qu’on dit « conventionnelle », sur la santé des paysans et paysannes, des riverain·es, des consommateur·ices et de l’environnement.
Relater les faits ne me suffisait plus. Je devais agir plus concrètement. J’ai donc rejoint une ONG – @pollinis –, qui se bat pour sauver les pollinisateurs. Mais lutter contre les lobbys et les résistances des autorités me demandait trop d’énergie. J’avais besoin d’action plus concrète. J’allais donc me mettre au chevet de cette terre malmenée, la cultiver avec amour, pour y produire des aliments bons et sains. Ce serait déjà ça de gagné.
Pour cela, je me suis formée et j’ai décroché un Brevet professionnel de responsable d’entreprise agricole (BPREA) intitulé « Fermes agroécologiques », à @ecoledubreuil près de Paris. Cette année 2021 entre salle de classe et ongles terreux aura été l’une des plus enrichissantes de ma vie.
Où suis-je ?
En 2022, je me suis tout de suite mise en quête d’un bout de terrain à cultiver, que j’ai trouvé. Il s'appelle « Le Jardin des Partages ».
À chaque fois que je prononce ce nom, j’ai des paillettes dans les yeux. Ce petit coin de paradis se situe au Mesnil-Théribus, une commune d’environ 800 habitants, dans l’Oise, à 20 km au Sud de Beauvais, et à moins de 70 km de Paris.
Michèle Diaz, la propriétaire de ce terrain de près d’un hectare, l’a mis à disposition d’une association qui souhaitait permettre à ses adhérents d’apprendre à prendre soin de la nature et faire pousser une nourriture saine, Le Jardin des Partages.
Pour cela, au milieu des arbres déjà présents, une mare a été creusée, une serre a été montée, un chalet a été construit. Les eaux de pluie sont récupérées et utilisées pour l’irrigation. Des espaces de prairie ont été préservés, et d’autres ont laissé place à des cultures de légumes et petits fruits dans un environnement préservé des pesticides et des engrais chimiques depuis déjà une dizaine d’années.
On y cultive aussi... le lien social et on s’y nourrit l’esprit, en y organisant régulièrement, des événements culturels, des expositions d’artistes, des marchés de producteur·ices et artisan·es et des spectacles en plein air.
Le Jardin des Partages a eu l’heureuse et généreuse idée d’ouvrir cet espace à mes plantes aromatiques. Et c’est un bonheur quotidien de partager ce terrain bien sûr, mais aussi de précieux moments d’échanges, de rire et de labeur avec les membres de l'association.
Pour en savoir plus : Le Jardin des Partages
Des plantes et leur environnement bichonnés
Au plus près de mes plantes, je leur apporte le plus grand soin : j'effectue tout le travail à la main, du semis à la cueillette en passant par la plantation, le désherbage, l'entretien des cultures, le tri et l'émondage des récoltes. Je n'utilise aucun engin thermique qui viendrait polluer mes cultures et leur environnement. L’irrigation repose uniquement sur l’eau de pluie récupérée depuis les toits des bâtiments et la serre, puis stockée dans une mare et une cuve. L’arrosage est modéré, essentiellement au semis et à la plantation, et en cas de sécheresse. La technique du goutte-à-goutte limite les pertes et l’évaporation. Seuls des amendements organiques (compost, paille, foin, déchets verts, engrais verts) sont utilisés pour nourrir les sols. La gestion des ravageurs et maladies passe par une surveillance attentive des cultures et l’utilisation, si nécessaire, de purins, de préparations naturelles et d’auxiliaires biologiques. Les cultures sont complétées par une cueillette “sauvage” sur le jardin (fruits séchés, ortie, coquelicot, achilée) et aux alentours (sureau, ail des ours, tilleul…). Des garanties sans pesticides de ces sites de cueillette et les autorisations nécessaires sont bien sûr demandées.
Le séchage, “étape-claieˮ
Un séchoir en bois a été aménagé sur le terrain afin que les plantes soient séchées immédiatement après récolte. Ses parois ont été isolées en laine de bois et tapissées de panneaux à lames fines orientées (OSB), de catégorie 3 : matériau sans formaldéhyde et originaire de forêts gérées “durablementˮ (PEFC). Les claies (cadres de séchage) sont en pin naturel, sans traitement, et équipées de toile à beurre en coton bio. Elles accueillent les plantes en couches minces, pour un séchage délicat et respectueux de leur intégrité.Un déshumidificateur professionnel et un ventilateur permettent de maîtriser ce séchage, pour conserver au mieux lʼaspect visuel, les qualités organoleptiques et les vertus des plantes. Un thermomètre-hygromètre permet de contrôler en permanence le processus et dʼéviter toute surchauffe en travaillant entre 20 et 35 °C.
Une fois séchées, les plantes prennent la direction de mon atelier, à Saint-Aubin-en-Bray, où elles sont stockées, triées, mondées, et conditionnées.
Mes cultures, mon séchoir, mon atelier et tous mes produits sont certifiés "Agriculture biologique" par l'organisme de contrôle Ecocert.